© Li vi Tore
Au moment de boucler son dernier numéro de l’année académique, l’équipe du P’tit Torê a démissionné en bloc. La raison? Un désaccord profond avec l’un des coprésidents de la Fédé sur la ligne éditoriale du journal des étudiants de l’ULiège.
L’asbl Fédération étudiants de l’Université de Liège est subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles entre autres pour produire un journal: Le P’tit Torê. Suivant l’alternance des présidences qui animent l’asbl, le journal est plus ou moins indépendant de celle-ci. Ces trois dernières années, il l’était visiblement beaucoup trop aux yeux de Christian Clerebaut, actuel coprésident, qui souhaite reprendre la main sur le journal pour en faire davantage un organe de communication au service de la Fédé. Un souhait partagé par le conseil d’administration de l’asbl.
Jaloux de leur indépendance éditoriale, les dix bénévoles qui contribuaient au journal ont donc claqué la porte avec fracas le 13 mai dernier, voyant dans cette «mise sous tutelle» la fin de l’indépendance du journal. «Ces dernières semaines, le CA de la Fédé a tenté de mettre en place une charte engageant le P’tit Torê au respect de modes de fonctionnement qui n’étaient, depuis trois ans, pas d’application», regrettait alors l’équipe démissionnaire dans un communiqué.
Devant se plier à une nouvelle gestion «pour laquelle elle n’a pas “signé”» en rejoignant le projet il y a trois ans, l’ensemble de la rédaction a préféré tirer sa révérence que de continuer de s’impliquer dans une aventure «qui ne ressemble plus du tout au projet initial qui la faisait vibrer».
70% d'articles sur la Fédé
Contacté par le Studiobus, Christian Clerebaut se défend de vouloir mettre le P’tit Torê sous tutelle de la Fédé et se réjouit de la publication de ces articles. Il insiste par contre sur la nécessité de fixer un curseur garantissant un certain nombre de pages dédiées aux actions de la Fédé. «En tant qu'éditeur, la Fédé a un droit de regard sur la ligne éditoriale. Nous estimons que le contenu d'un magazine devrait compter 70% d'articles concernant la représentation étudiante, en lien avec les missions de la Fédé. La restauration au sein des institutions universitaires, ou les logements étudiants, par exemple. Le reste du contenu peut se consacrer à d'autres sujets sur la vie étudiante, ou encore à la culture. Constatant que ces quotas n'étaient pas assurés, nous avons proposé de redéfinir les subventions du journal à la hauteur de celles accordées aux autres publications indépendantes de la Fédé.»
Sans prendre parti dans ce conflit mais soucieux de la liberté d’expression et de la presse, le Studiobus, sollicité par l’équipe démissionnaire, publie donc ce dernier numéro qui devait paraître début juin. Au menu notamment, un article sur les rapports entre médias et étudiant.e.s en période électorale, un focus sur l’asbl Scan-R qui vise à promouvoir la parole des jeunes de 12 à 30 ans, et un reportage dans les coulisses du journal des Grignoux…
L’équipe du Studiobus
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