« Marche Salope », ode à la reconstruction
Marche Salope se résume comme un voyage introspectif dans l'esprit d'une victime de viol. Du traumatisme à la libération, Céline Chariot interprète un personnage muet en pleine reconstruction.
Photos : Shapnam Mougammadou
Membres du collectif L-Slam et élèves des ateliers “Genre et Égalité” à la soirée Slam du 11 avril.
Dans une ambiance tamisée et conviviale, le public s’installe au fur et à mesure : le chapiteau est rempli de personnes de toutes générations. Organisée à l'initiative du Conseil Genre et Égalité de l'Université de Liège, cette soirée slam entre en lien avec les cycles d’ateliers « Genre et Égalité » animés par le collectif L-SLAM.
Julie Lombé, qui en est membre, organise et présente l'événement. Elle ouvre ce bal de slam en décochant un texte qu’elle a écrit pour l'occasion. Elle y met en lumière sa jeune fille de 16 ans, qui ira voter pour la première fois dans deux mois. Ensuite, place à ses élèves, aux horizons divers et variés, ils et elles déclament leurs textes avec, pour quelques-un.es, un peu de timidité et pour d’autres, une révolte absolue.

Artiste : Julie Lombé

Artiste : Nefelibata

Artiste : Je suis
Le Slam se présente comme une sorte de compétition de poésie, avec des textes impactant, des histoires incarnées ou impersonnelles qui touchent le public, à petite comme à grande échelle. Mêlant vers, chant, prose et discours, le slam se définit comme un moyen de se défouler et de se libérer des pensées qui étaient encore emprisonnées.

Artiste : Cindy Vandermeulen

Artiste : Moya Mélissa
Entre odes à l’amour, questionnements sur son identité, discriminations, avortement, endométriose, parentalité et réchauffement climatique, les thèmes abordés sont riches de sens pour les slameurs et slameuses nouveaux-nés, et pour d’autres davantage experimenté.es.
«J’en ai marre du harcèlement, j’en ai marre qu’on me traite différemment». Pour Alicia Troisfontaines, en troisième année de bachelier Sciences humaines et sociales à l’Université de Liège, slamer permet d'évacuer ses pensées : «Ce sont mes opinions, mes propos, ils reflètent les préjugés que j'ai envie de déconstruire. Il s'agit d'un texte très personnel, et j’avais envie d’y puiser mon inspiration. Je sens que via ça, je peux m’exprimer et ça a un côté positif : je peux extérioriser».

Artiste : Alicia Troisfontaines
Lisette Lombé, première slameuse de Belgique francophone et écrivaine, a fait l’honneur de clôturer cette scène en traitant des questions de discriminations : ‘«Femme noire, ruche blanche, coup de chaud».

Artiste : Lisette Lombé
Pour finir en beauté, la scène slam s'est terminée autour d’un verre, où slameurs, slameuses et public ont pu se rencontrer et trinquer... à la santé des mots.


Fin de soirée avec le public, les slameurs et slameuses dans le chapiteau.
Marche Salope se résume comme un voyage introspectif dans l'esprit d'une victime de viol. Du traumatisme à la libération, Céline Chariot interprète un personnage muet en pleine reconstruction.
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Prison, protection, expression. Les murs prennent de nombreuses formes à travers l'Histoire. Physiques, psychologiques, historiques, ils révèlent notre façon de concevoir la réalité.